Nuzlocke challenge

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Nuzlocke challenge, 3e tentative

3ème parce qu’à ma deuxième tentative, j’avais oublié d’effacer la partie précédente et je ne pouvais pas sauvegarder. J’ai donc dû me retaper tout le blabla du début une troisième putain de fois bordel je sais à quoi sert le pokedex donne moi cette carte je SAIS ATTRAPER UN POKEMON DEDIEU

Mais cette fois c’est la bonne ! Je suis lancée !

Dessiner me prend un temps dingue (c’est triste quand on voit le résultat) et ça me laisse beaucoup moins de temps pour jouer. Mais depuis le temps que je voulais recommencer à dessiner un peu, il risque d’y avoir encore quelques posts de ce genre.

Nuzlocke Challenge

Première chose à faire : choisir avec quelle version jouer. J’en ai actuellement deux à ma disposition.

Désolée la team Noire, j’ai été très fière de vous, vous étiez vraiment une bonne équipe mais là clairement, vous ne faites pas le poids.

(en plus vous êtes carrément chiant à dessiner)

Hunger games – le livre

Je retire ce que j’ai dit dans mon précédent post.

J’aurai mieux fait de lire ce livre il y a longtemps. Très longtemps.

Peut-être qu’alors j’aurais trouvé ça moins nian-nian. Je trouvais que c’était l’un des gros points négatifs du film, alors qu’en fait, ça tient du miracle qu’il s’en tire aussi bien, vu son support d’origine. Je crois que quasiment tout ce que je déteste dans les romances pour ado est rassemblé dans ce bouquin. C’est pas compliqué, on se croirait dans un shojo. Avec tous les stéréotypes qui vont bien. La fille qui ne sait pas ce qu’elle veut ni qui elle aime, à comparer les deux mecs en permanence, qui se demande pourquoi son cœur bat si fort (nan mais… sérieusement ?). Et bordel, même le film avait réussi à éviter le raccourci “petit ami comme substitut du père absent” ! Le livre, lui, tombe en plein dedans. Elle s’endort dans les bras d’un mec trop faible pour se nourrir tout seul mais “jamais elle ne s’était sentie aussi protégée depuis la mort de son père”. Au secours.

Ça c’est pour la romance.

L’avantage du livre, c’est que les détails informent le lecteur bien mieux et avec bien plus de précision que le film. J’espérais donc en apprendre plus sur le monde de Hunger Games, et encore une fois ç’a été la grosse déception. Quelques lignes de dialogues permettent d’expliquer certaines choses qui paraissaient incohérentes dans le film, mais à part ça… Finalement, ç’a n’a pas dû être trop dur de rester le plus fidèle possible au bouquin : il n’y a quasiment aucune description. C’est une suite d’action, tout le long du livre. Tout bloc pouvant potentiellement dépasser les dix lignes est banni. Le président fait un discours devant le peuple tout entier, ça peut potentiellement être intéressant, informer un peu plus sur ce gouvernement si méchant et la façon dont il présente et justifie ses actions. Mais non, on n’en verra pas un mot. Par contre, on saura que l’héroïne se regarde passer à la télé.

C’est sûr que ça se lit bien. Vite, et bien. Il se passe toujours quelque chose, ça va à tout allure, et comme il suffit de quelques lignes pour que la situation change du tout au tout, forcément c’est difficile de s’arrêter. D’un autre côté, le suspens disparaît aussi vite qu’il est arrivé. Les descriptions longues et détaillées m’endorment, les phrases alambiquées m’embrouillent et m’empêchent d’accrocher à l’histoire, mais l’écriture à la Musso/Lévi dans de la SF, ça ne me semble pas particulièrement indiqué. Certains passages sont d’ailleurs très frustrants pour ça.

Bref, rien d’inoubliable. Quoique j’en dise dans cet article, j’ai passé un bon (mais court) moment (j’ai un petit peu mal pour mes 18€ quand même), mais il fallait que je laisse parler ma frustration, à la hauteur des espérances que j’avais dans cette série.

Maintenant je n’ai plus rien à lire, j’ai fini tous mes dramas en cours, je garde mes épisodes de WGM pour plus tard, et ma vie est creuse et vide de sens.

The Hunger Games

J’avais entendu parler de ce livre il y a suffisamment longtemps pour ne plus me souvenir ni où ni quand. Depuis, il était sur ma liste des “livres que je lirai un jour mais là tout de suite j’ai autre chose à faire”. Comme quoi j’ai bien fait de ne pas me jeter dessus à l’époque, ça m’évite aujourd’hui la déception de l’adaptation au cinéma. Par contre, Hunger Games a changé de liste et est passé dans la catégorie “à lire le plus tôt possible”. En attendant, je suis donc allée me faire une idée de ce qui m’attendait au cinéma.

Avec sa mauvaise fois habituelle, l’Odieux Connard relève très bien les “quelques” défauts du scénario (avec une référence aux lapins de la forêt de Rambouillet, ça ne s’invente pas) , notamment le côté prévisible de l’affaire. Je rajouterais bien quelques petites commentaires désagréables sur les caméras qu’on secoue dans tous les sens comme-ça-tu-vois-rien-mais-tu-comprends-qu’il-y-a-de-l’action, mais bon, on est féministe ou on ne l’est pas, moi ce qui m’a marqué c’est l’héroïne.

On a ENFIN une vraie héroïne, qui n’est pas faible, qui sait ce qu’elle veut, ce qu’elle vaut, qui n’a pas besoin de la protection d’un homme, qui prend ses propres décisions… Bien sûr on n’échappe pas à quelques petits clichés : elle est belle, et c’est grâce à sa beauté et à sa petite histoire d’amour qui la rend désirable (dixit un personnage du film) qu’elle séduit le public. Dommage pour son talent à l’arc (les filles du film utilisent beaucoup les armes de jet. Encore un joli stéréotype, la fille qui compense son manque de force par une adresse hors du commun…).

Toujours est-il que ça fait du bien de voir ça au cinéma, dans un film à succès qui plus est. Il y a bien des moments dégoulinant de niaiserie (qui passent surement très bien dans le livre, mais là on vomit ses pop-corns en gerbes arc-en-ciel), mais c’est l’homme le sentimental du couple. Elle, on se doute qu’elle l’aime bien, mais on ne sait pas si elle ne jouerait pas au mignon petit couple avec derrière la tête l’espoir d’attirer des sponsors. C’est elle qui le protège, c’est elle qui le sauve. Les stéréotypes sont inversés. On se dit que ce garçon ne sert pas à grand chose, à part apporter une touche de romance. Le genre de réflexion qu’on réserve d’ordinaire aux rôles féminins.

Or l’héroïne joue les amoureuses avec ce garçon qui ne sert à rien. Et encore une fois, ça fait du bien que le modèle masculin présenté ne soit pas l’archétype viril/protecteur/figure paternelle, mais qu’il soit tout de même considéré comme un homme désirable aux yeux d’une fille plus forte que lui. A voir si le réalisateur du prochain film va réussir à maintenir ce cap.