Hunger games – le livre

Je retire ce que j’ai dit dans mon précédent post.

J’aurai mieux fait de lire ce livre il y a longtemps. Très longtemps.

Peut-être qu’alors j’aurais trouvé ça moins nian-nian. Je trouvais que c’était l’un des gros points négatifs du film, alors qu’en fait, ça tient du miracle qu’il s’en tire aussi bien, vu son support d’origine. Je crois que quasiment tout ce que je déteste dans les romances pour ado est rassemblé dans ce bouquin. C’est pas compliqué, on se croirait dans un shojo. Avec tous les stéréotypes qui vont bien. La fille qui ne sait pas ce qu’elle veut ni qui elle aime, à comparer les deux mecs en permanence, qui se demande pourquoi son cœur bat si fort (nan mais… sérieusement ?). Et bordel, même le film avait réussi à éviter le raccourci “petit ami comme substitut du père absent” ! Le livre, lui, tombe en plein dedans. Elle s’endort dans les bras d’un mec trop faible pour se nourrir tout seul mais “jamais elle ne s’était sentie aussi protégée depuis la mort de son père”. Au secours.

Ça c’est pour la romance.

L’avantage du livre, c’est que les détails informent le lecteur bien mieux et avec bien plus de précision que le film. J’espérais donc en apprendre plus sur le monde de Hunger Games, et encore une fois ç’a été la grosse déception. Quelques lignes de dialogues permettent d’expliquer certaines choses qui paraissaient incohérentes dans le film, mais à part ça… Finalement, ç’a n’a pas dû être trop dur de rester le plus fidèle possible au bouquin : il n’y a quasiment aucune description. C’est une suite d’action, tout le long du livre. Tout bloc pouvant potentiellement dépasser les dix lignes est banni. Le président fait un discours devant le peuple tout entier, ça peut potentiellement être intéressant, informer un peu plus sur ce gouvernement si méchant et la façon dont il présente et justifie ses actions. Mais non, on n’en verra pas un mot. Par contre, on saura que l’héroïne se regarde passer à la télé.

C’est sûr que ça se lit bien. Vite, et bien. Il se passe toujours quelque chose, ça va à tout allure, et comme il suffit de quelques lignes pour que la situation change du tout au tout, forcément c’est difficile de s’arrêter. D’un autre côté, le suspens disparaît aussi vite qu’il est arrivé. Les descriptions longues et détaillées m’endorment, les phrases alambiquées m’embrouillent et m’empêchent d’accrocher à l’histoire, mais l’écriture à la Musso/Lévi dans de la SF, ça ne me semble pas particulièrement indiqué. Certains passages sont d’ailleurs très frustrants pour ça.

Bref, rien d’inoubliable. Quoique j’en dise dans cet article, j’ai passé un bon (mais court) moment (j’ai un petit peu mal pour mes 18€ quand même), mais il fallait que je laisse parler ma frustration, à la hauteur des espérances que j’avais dans cette série.

Maintenant je n’ai plus rien à lire, j’ai fini tous mes dramas en cours, je garde mes épisodes de WGM pour plus tard, et ma vie est creuse et vide de sens.

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2 thoughts on “Hunger games – le livre

  1. Woh…quelle conclusion fort déprimante…trouve-toi vite un autre drama! (…quoique après tu voudras que je le regarde pour te sentir moins seule et ça…ça va pas être possible avant longtemps >_<")

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