The Hunger Games

J’avais entendu parler de ce livre il y a suffisamment longtemps pour ne plus me souvenir ni où ni quand. Depuis, il était sur ma liste des “livres que je lirai un jour mais là tout de suite j’ai autre chose à faire”. Comme quoi j’ai bien fait de ne pas me jeter dessus à l’époque, ça m’évite aujourd’hui la déception de l’adaptation au cinéma. Par contre, Hunger Games a changé de liste et est passé dans la catégorie “à lire le plus tôt possible”. En attendant, je suis donc allée me faire une idée de ce qui m’attendait au cinéma.

Avec sa mauvaise fois habituelle, l’Odieux Connard relève très bien les “quelques” défauts du scénario (avec une référence aux lapins de la forêt de Rambouillet, ça ne s’invente pas) , notamment le côté prévisible de l’affaire. Je rajouterais bien quelques petites commentaires désagréables sur les caméras qu’on secoue dans tous les sens comme-ça-tu-vois-rien-mais-tu-comprends-qu’il-y-a-de-l’action, mais bon, on est féministe ou on ne l’est pas, moi ce qui m’a marqué c’est l’héroïne.

On a ENFIN une vraie héroïne, qui n’est pas faible, qui sait ce qu’elle veut, ce qu’elle vaut, qui n’a pas besoin de la protection d’un homme, qui prend ses propres décisions… Bien sûr on n’échappe pas à quelques petits clichés : elle est belle, et c’est grâce à sa beauté et à sa petite histoire d’amour qui la rend désirable (dixit un personnage du film) qu’elle séduit le public. Dommage pour son talent à l’arc (les filles du film utilisent beaucoup les armes de jet. Encore un joli stéréotype, la fille qui compense son manque de force par une adresse hors du commun…).

Toujours est-il que ça fait du bien de voir ça au cinéma, dans un film à succès qui plus est. Il y a bien des moments dégoulinant de niaiserie (qui passent surement très bien dans le livre, mais là on vomit ses pop-corns en gerbes arc-en-ciel), mais c’est l’homme le sentimental du couple. Elle, on se doute qu’elle l’aime bien, mais on ne sait pas si elle ne jouerait pas au mignon petit couple avec derrière la tête l’espoir d’attirer des sponsors. C’est elle qui le protège, c’est elle qui le sauve. Les stéréotypes sont inversés. On se dit que ce garçon ne sert pas à grand chose, à part apporter une touche de romance. Le genre de réflexion qu’on réserve d’ordinaire aux rôles féminins.

Or l’héroïne joue les amoureuses avec ce garçon qui ne sert à rien. Et encore une fois, ça fait du bien que le modèle masculin présenté ne soit pas l’archétype viril/protecteur/figure paternelle, mais qu’il soit tout de même considéré comme un homme désirable aux yeux d’une fille plus forte que lui. A voir si le réalisateur du prochain film va réussir à maintenir ce cap.

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