et joyeux Halloween !

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Groupies et désir féminin

Le désir féminin est passé sous silence jusque dans les années 50. La première fois que des femmes se rassemblent massivement et font savoir : “Nous sommes désirantes, traversées de pulsions brutales, inexplicables, nos clitoris sont comme des bites, ils réclament soulagement”, c’est à l’occasion des premiers concerts de rock. Les Beatles doivent cesser de se produire sur scène : les femmes dans la salle rugissent à chaque note qu’ils jouent. Aussitôt : mépris. Hystérie de la groupie. On ne veut pas entendre ce qu’elles se sont déplacées pour dire, qu’elles sont bouillantes et désirantes. Ce phénomène majeur est occulté. Les hommes ne veulent pas en entendre parler. Le désir c’est leur domaine, exclusivement. Il est extraordinaire de penser qu’on méprise une jeune fille qui hurle son désir quand John Lennon touche une guitare, alors qu’on trouve gaillard un vieillard qui siffle une adolescente en jupe. Il y a d’un côté une convoitise indicatrice de bonne santé, avec laquelle le collectif tombe d’accord, qui est flatté, pour laquelle on montre bienveillance et compréhension. Et, d’autre part, un appétit forcément grotesque, monstrueux, risible, à refouler.”

Virginie Despentes, King Kong Théorie

Hem hem

On va faire comme si je n’avais pas rien posté depuis 3 mois moins un jour. Au moins jusqu’à ce que je me rappelle comment bloguer (comprenez “cet article et les suivants ont de bonnes chances d’être assez pitoyable, soyez indulgent”).

Or donc.

Voila qui résume à peu près la situation (ç’aurait été plus court de l’écrire, mais les images ont ce côté “petite chose abimée par la vie” qui me conforte dans ma position de victime), et ce pour plusieurs raisons.

L’une d’elle est bien évidemment mon rendez-vous chez le dentiste.

Oui c’est ça, le mec en noir là, avec ses yeux rouges et ses doigts crochus.

Déjà, vous vous dites que ça pose le niveau hein ? (hein ?) Eh bien vous n’avez encore rien vu !

Parce qu’aujourd’hui… aujourd’hui, j’ai dû consoler le mec qui était en train de me larguer en écoutant le nouvel album de MUCC !

Tadaam~

Autant le dire tout de suite, je n’ai pas été d’un grand réconfort.

Oui, bon j’exagère, passé le “wait, wat?” et autre “wtf?”, Karma n’est pas si terrible, mais sans effet dramatique, j’aurais pas pu placer mon image (et ç’aurait été franchement dommage).

Je ne vais pas trop m’étaler sur l’album, je le trouve assez inégal. Dans l’ensemble, c’est pas transcendant, mais bien mieux que ce à quoi je m’attendais. Falling down et Yakusoku ne passent toujours pas, de même que le refrain de Diorama. De ce que j’ai pu voir pour le moment, je dois être une des rares à adorer la piste instrumentale Gou (pour l’instant ma préférée de l’album, peut-être pour son petit air à la Slagsmalsklubben (??? O_o’)). Daraku me laisse perplexe. Concernant les autres pistes, je n’ai pas trop d’avis pour le moment ; en tout cas une chose est sure, c’est que MUCC, n’a pas perdu son talent quand il s’agit de nous surprendre.