Survivre en milieu hostile

… parce qu’au moment où vous lisez ces lignes, je suis très certainement dans cette situation (notez que ceci est un post automatique, que nous sommes le 5 avril au moment où j’écris et que je prévois donc de me mettre dans la merde des semaines à l’avance).

Naïveté

C’est arrivé à tout le monde. Taper un mot-clé sur Google et tomber sur un “quelque chose” qui n’a rien à voir.

Perso, ça m’arrive très souvent. Parce que je suis persuadée que mon obsession du moment est partagée par le web tout entier.

Alors évidemment, quand j’ai tapé “X” sur mon moteur de recherche, j’ai été très surprise de ne pas trouver directement une image de Kamui ou un site consacré à Clamp. C’est aussi comme ça que j’ai découvert la gravitation universelle en même temps que la yaoi (et là vous vous demandez si j’ai découvert le yaoi très jeune ou la gravitation très tard).

Plus récemment, j’ai cherché “Monster” et “Pluto”, deux séries du génialissime Urasawa. Eh bien non, les gens parlent plus d’une boisson, de la recherche d’emploi et du meilleur ami de Mickey que de ces deux excellents manga. Ils ne savent vraiment pas ce qui est bon pour eux.

Une de mes grandes expériences a été la recherche de Rentrer en Soi. Il y a deux, trois ans, sur YouTube, je trouvais surtout du “rentrer chez soi le soir à Paris”. A ma grande surprise, personne n’avait l’air de s’intéresser particulièrement à ReS. J’étais bien malheureuse tiens, mais j’avais laissé cette cruelle déception derrière moi quand Facebook a récemment eu le culot de me refaire le coup du “rentre chez toi”. Enfin ça, c’est dans la catégorie Pages. Parce que du côté des groupes, on a le métro nocturne parisien, les meurtres de coiffeur (peut-être pas si hors-sujet que ça d’ailleurs), Marseille ville propre et j’en passe.

Mais le must du must, ça restera toujours IRL. Si au début je n’osais pas trop parler de X, aujourd’hui je me délecte des regards gênés et des “ah euuh, ouais héhé… hé…” quand je parle de “L’infirmerie après les cours”.

Robot Unicorn Attack

Les amateurs de liens stupides connaissent déjà, mais l’élitisme c’est mal et il faut que tout le monde puisse avoir une chance de réaliser ses vœux : http://games.adultswim.com/robot-unicorn-attack-twitchy-online-game.html

Il faut bien évidemment mettre le son, à moins de vouloir réduire de moitié l’intérêt du jeu.

J’en profite pour mettre une image qui résume plutôt bien les différentes étapes d’addiction au jeu :

Mon record personnel est de 72 000 et des brouettes, j’aimerais bien atteindre au moins les 80 000 mais je sens une incompatibilité avec un autre de mes objectifs : conserver intacts mes quelques neurones en bon état.

Planning d’avril

A partir de demain et jusqu’à fin avril, je retourne en stage. Entendez, “traire les vaches et nettoyer la quantité phénoménale de bouse que ces animaux produisent”.

Mais ce qu’il y a de beau avec internet, c’est que la vie virtuelle peut continuer même quand on n’est pas connecté. Dans cette optique, j’essaye de programmer depuis deux jours des articles qui se mettront en ligne automatiquement, mais comme je les supprime au fur et à mesure, je ne sais pas encore bien comment tout ça va se terminer. Théoriquement, il devrait quand même y avoir de temps en temps des petits post à base de liens et d’images. Je n’irais pas jusqu’à garantir que ce sera très intéressant. Un peu comme d’hab quoi.

Alice aux pays des merveilles

A propos de ce film, je pensais faire tout un blabla sur Danny Elfman, qui a fait la BO. Sa musique, elle est spéciale, elle a une particularité qui fait qu’on la reconnait tout de suite, c’est comme John Williams ou Hans Zimmer. Mais là, rien que le thème du début, j’ai cru entendre Charlie et la chocolaterie. Grosse déception, il ne s’est vraiment pas foulé sur ce coup là.

Mais autre chose m’a suffisamment choqué pour me faire oublier ce point (et me faire oublier la musique d’un film pareil, c’est pas facile).

Je suis donc tranquillement assise dans mon petit fauteuil rouge, quand quelque chose dans le visage d’Alice attire mon attention. Tiens, elle me dit quelque chose. Ce n’est au début qu’une vague impression, mais ça se renforce. Où est-ce que j’ai vu ce visage ?  Dans un film ? Non, les expressions me sont trop familières… Ce froncement de sourcil, cet air sérieux et… OMG ! CE SOURIRE ! Je connais ce sourire ! J’adore ce sourire ! Où ? Où est-ce qu… P***** DE B***** DE M**** STARBUCK !!!! C’EST STARBUCK !!! WTF Starbuck, qu’est ce que tu fous là ? Avec cinq ans en moins, des jolis cheveux bouclés et une robe bleue ? Lee est caché quelque part, lui aussi ?

J’étais limite dans un état second et j’ai passé le reste du film à traquer toutes les expressions de Starbuck cachées dans le visage d’Alice.

C’est donc en toute logique que rentrée chez moi, j’ai couru demander à Google comment Starbuck avait bien pu se retrouver dans le casting d’Alice au pays des merveilles, parce que bon, on sait que Burton est tordu, mais de là à aller chercher un pilote du Battlestar Galactica… (quoique quand on a affronté les Cylons, la Reine Rouge ne doit pas représenter un adversaire si terrible)

Et là nouveau choc. Alice est jouée par une certaine Mia Wasikowska, tandis que c’est Katee Sackhoff qui interprète Starbuck. Elles ne sont même pas sœurs.

Nan mais sans dec… que quelqu’un ose me dire que ça, ça ne ressemble pas à Starbuck :

Contradictions

(on dirait un titre de Twilight, ça commence mal)

Je suis la première à dire que quand on aime un CD, il faut l’acheter. On remercie ainsi l’artiste, on lui permet de gagner un (tout petit) peu de sous, et on l’encourage à continuer. Et puis on a le plaisir de posséder un (pas forcément) bel objet.

D’un autre côté, en achetant,on entretient ces labels majors qui, incapables de s’adapter aux nouvelles lois que leur impose internet, pleurnichent auprès du gouvernement qui s’empresse de créer des taxes injustes et tente vainement de faire passer des lois anti-constitutionnelles. Contrôler internet, censurer (“les chinois l’ont fait”), peut-être est-ce la solution que les majors voudraient voir appliquer, eux qui veulent garder leurs sous et ont trop peur de se casser la gueule en tentant quoique ce soit de nouveau. Et puis quel système pourrait plumer aussi efficacement les consommateurs qu’un disque vendu 20€ , 40 minutes dans un boîtier plastique et livret en mauvais papier?

Supposons que plus personne ne mange de fois gras. La filière s’écroule. Que feraient alors les producteurs ? Ils essayeraient de gagner de nouveaux consommateurs en changeant leur image, leurs pratiques, etc… Mais l’industrie du disque tient trop à son monopole, à son contrôle de la culture et de l’information, elle trouve injuste que sa toute puissance s’évanouisse et qu’elle se retrouve au même niveau que les autres entreprises, à devoir batailler pour survivre.

Acheter des CD aux majors, c’est donc entretenir ce système. Et c’est d’autant plus contrariant que c’est souvent le seul moyen de dire aux artistes qu’on aime ce qu’ils font.

Pleurez les filles…

…Ricky Martin est gay. Si ça c’est pas une injustice.

J’en parle parce que j’ai une sorte de “reconnaissance” envers lui.

Son single “Un Dos Tres Maria” a été le premier CD que j’ai acheté (c’est terrible, si j’en crois la date de sortie, j’avais alors 7 ans). Même si à ce moment-là ça n’avait pas vraiment d’importance, ça a été la première fois que j’ai agi en “fan”.

J’ai mis plusieurs années avant de récidiver, mais quand je vois aujourd’hui tout le temps que je donne à la musique (que ce soit pour en jouer ou mes trads pour JaME) et l’argent que je suis prête à dépenser pour les artistes que j’aime, ça me fait bizarre de me dire que finalement, c’est avec Ricky Martin que tout a commencé (quelle misère… Ricky Martin quoi) (en y pensant, c’est peut-être à cause de lui que j’ai toujours préféré Nadal à Federer) (peut-être que par sa faute les lovers latinos sont devenus mon fantasme inconscient) (peut-être qu’il serait temps d’aller se coucher aussi) (n’allez pas croire que je dis ça pour pouvoir aller rêver tranquillement de latinos au corps huilé hein).